Parmi mes lectures

Le soleil des morts

Bernard Clavel

L'auteur décrit la vie de son oncle, Charles Lambert, qui a beaucoup compté pour lui. Avant la grande guerre, cet oncle est un enfant, orphelin, élevé et nourri par sa grand-mère. Il va la trouver mourante, tombée sur le chemin en revenant du bateau-lavoir. Elle ne survivra pas, et l'enfant se retrouve à nouveau orphelin. Il va devoir travailler pour gagner sa vie. Avec l'aide de l'instituteur, qui perçoit en lui des capacités, il trouve un travail chez un artisan. On lui fait faire de la comptabilité, tâche dans laquelle il excelle, mais les autres qui ont un travail manuel, lui font envie.

Au détour d'un chapitre, nous le retrouvons jeune homme, militaire, participant à quelque guerre coloniale, avant la Grande Guerre. Il fait la connaissance d'un personnage haut en couleurs, qui porte un surnom de circonstance : Bat. d'Af. .

De retour au village, au cours d'une livraison de fumier dans une ferme « aisée », il fait la connaissance de la jeune fille de la famille, qu'il épousera.

Vient la Grande Guerre et il faut faire ses adieux pour partir au front. Il est maintenant sous-officier et il fait la connaissance d'un aumônier, qui le sauve d'un trou d'obus, en y perdant un bras. L'aumônier au crochet deviendra curé du village après la guerre, et l'ami de Lambert.

Pendant l'occupation, on peste contre les incompétents de la Drôle de guerre. Bat. D'Af et son épouse, qui rivalise d'originalité avec lui, font passer la ligne de démarcation dans les deux sens. On lui dit qu'il devrait faire payer, surtout qu'il leur offre un repas, lui ne veut pas, par principe, on lui répond : « mais tu ne vas quand même pas les nourrir ? ». Il braconne, tant le gibier de terre que le poisson, puisse qu'il demande à l'éclusier de fermer l'écluse au moment opportun, ainsi que les yeux.