Les sept piliers de la sagesse

Thomas Edward Lawrence

Il me tardait de lire cet ouvrage, qui relate d'une des aventures les plus extraordinaires du XXième siècle. Cette réputation est surtout due, pour nous, enfants des années 60, à l'adaptation cinématographique qu'en a faite David Lean, un des plus grands chef-d’œuvre du cinéma hollywoodien.

Le film

Le film, lui, s'appelle « Lawrence d'Arabie », du surnom que les bédouins avait donné à Thomas Edward Lawrence, officier de l'armée britannique, héros de cette aventure.

On y fait connaissance des acteurs Omar Sharif et Peter O'Toole, ce dernier jouant le rôle principal. Omar Sharif est le seul acteur arabe, les autres personnage arabes étant joués par des acteurs anglais ou américains, tels que Alec Guiness ou Anthony Quinn.

La musique est de Maurice Jarre.

Les faits

Thomas Edwards Lawrence est un officier de l'armée britannique chargé de fédérer la révolte des arabes, qui veulent se libérer de la domination de l'Empire ottoman. Cela se passe pendant la Grande Guerre.

Mais en fait, la mission de Laurence consiste surtout à exercer une guérilla, saboter des voies ferrées, dynamiter des ponts. Il y a très rarement des attaques militaires de front contre les turques. Ces derniers sont souvent ridiculisés par Lawrence et passent pour mal équipés, mal encadrés, fuyant souvent devant l'ennemi.

Lawrence bénéficient de moyens très importants de la part de l'armée britanique, en matériel et en argent.

Le livre

La simple évocation du titre du livre me donnait la chair de poule et, donc, peut-être que je m'étais fait une idée fabuleuse du livre, je m'attendais à un mélange entre un conte philosophique, façon Montesquieu, et un grand roman d'aventure.

La déception n'est pas abyssale mais il est vrai que l'auteur commence tout de suite sur un ton d'affaire courante, où il est sous-entendu qu'il est chargé de superviser des batailles. Le contexte de l'affaire, et surtout des réflexions avec hauteur de vue, ne viendront que dans la suite du livre, les fruits, imagine-t-on, de pensées venues un soir de bivouac. Le reste du temps, l'auteur est pris dans l'action comme ce fût le cas lorsqu'il l'a vécue.

Le récit se passe principalement dans le désert, où Lawrence côtoie les Shérifs, chefs arabes, pour organiser ces actions. Lawrence a adopté le costume des arabes et se déplace principalement en chameau. Il y a les chameaux de bât, utilisés pour porter des charges, et les chameaux de course, plutôt pour porter un homme, et aller vite.

Mais le chameau peut aussi servir de nourriture lorsqu'il est trop faible, ou trop vieux, ou qu'il a été blessé.

Les actions de ces guerriers, sous la direction de Lawrence, consiste surtout à poser de la dynamite sous les ponts ou les voies ferrées, afin de perturber les infrastructures turques. Lawrence en raconte le quotidien, en l'émaillant, de temps en temps, de considération sur les fondements de la guerre, ou de la « révolte », ou sur les mentalités des peuples.

Lorsque son moyen de locomotion n'est plus le chameau, vers la fin du livre, il a, en guise de jeep, … une Rolls ! Pour rouler dans le désert.

Vers la fin du livre, Lawrence raconte les horreurs des blessés suite à la prise de Damas.

Disons que c'est un peu moins captivant qu'un roman d'aventure, mais il ne faut pas oublier que ce n'est pas de la fiction. C'est la version de Lawrence, de ces évènements, tels qu'il les a vécus.

C'est un livre qu'il faut avoir lu, pour avoir une idée plus proche de la vérité, que si on s'est contenté de voir le film de David Lean.