Croc-Blanc

Jack London

Croc Blanc est un chien loup, au sens propre de l'expression, car ses parents sont de chacune des deux espèces. Nous suivons sa vie, depuis sa naissance, allaité par sa mère, sa découverte de la nature, sa vie d'adulte pleine de dangers et de malheurs, jusqu'à des jours heureux.

Dans la première partie du roman, nous suivons un groupe de deux hommes qui se déplacent en traîneau, tracté par des chiens. Ils transportent dans le traîneau un cercueil. Apparemment ils doivent emmener ce cercueil à l'endroit de la sépulture.

Soudain l'un des deux hommes a un doute sur le nombre de chien de leur attelage. Il lui semble qu'il en manque un. Il lui semble aussi qu'à un moment, il a donné une ration de nourriture de plus. Il aurait donc nourri un animal qui ne fait pas partie de la meute.

Ils se font attaquer par des loups. L'un de leur chiens se fait manger par les loups, puis un autre. Ils n'ont qu'une carabine et trois cartouches. Ils ne peuvent pas s'attaquer aux loups qui sont trop nombreux.

Les chiens restants sont partagés entre deux possibilités : rester avec les hommes, qui leur assurent une certaine sécurité, ou les fuir, car ils sont traqués par les loups. Certains chiens rongent leur attelage et fuient, mais on s'aperçoit plus tard qu'ils ont été mangés.

Chaque soir au campement, les deux hommes font un grand feu, autant pour se réchauffer que pour éloigner les loups. Mais ces derniers se rapprochent de plus en plus. Les deux hommes voient leurs yeux brillants. Les loups ont peur du feu mais se rapprochent de plus en plus et ont le temps devant eux. Les hommes pensent que les loups les vaincront à l'usure.

L'un des deux hommes n'y tient plus, prend la carabine et les trois cartouches et attaquent les loups, espérant les tuer tous. L'autre homme reste au campement, entend les trois coups de feu, puis des cris.

Maintenant il ne reste plus que l'autre homme et trois chiens. L'homme abat des arbres et entretient le feu en permanence. Il ne peut pas dormir car les loups s'approcheraient. Tant qu'il est éveillé, il peut leur lancer des braises ou des branches incandescentes et les repousser.

Pour se maintenir en éveil, il tient dans sa main une petite branche avec l'extrémité incandescente, afin que cela le réveille. Cela marche quelque temps Jusqu'à ce qu'une fois, la branche s'éteigne avant d'atteindre sa main. Alors il s’endort et rêve.

Soudain il est réveillé par un morsure terrible au bras, un loup s'est jeté sur lui. Il parvient à lui faire lacher prise et à le repousser, toujours avec des branches du feu. Mais il était temps.

Il recommence à faire ses morceaux de branche pour se maintenir en éveil, mais il se demande comment cela va finir, il ne peut rester indéfiniment éveillé, et il ne peut plus se déplacer car il n'a plus assez de chiens.

Il s'endort une seconde fois, puis se réveille, étonné, les loups sont partis, il n'y a plus de danger.

Il entends des bruits d'hommes non loin, il comprends que les loups ont fuis.

Les hommes finissent par le retrouver et lui demandent ce qu'est devenu son compagnon, et où est « le Conte » (le cadavre). Il leur explique qu'il l'a mis à l'abris des loups en le suspendant à un arbre.

On comprend que le trappeur s'en tire comme cela.

Les indiens et Croc-Blanc

Ensuite, on passe dans l'univers des indiens, et ce n'est qu'à ce moment qu'arrive le héro du roman. L'un des indiens dit qu'il reconnaît une chienne, passée à l'état sauvage, et qui avait fait des petits avec un loup. L'un de ces petits est nommé Croc Blanc par les indiens, et donc par l'auteur.

Nous suivons ensuite les aventures du louveteau, d'abord avec sa mère, puis avec les indiens. Ces derniers acceptent dans leur entourage des loups qui trouvent la compagnie de l'homme intéressante car il y a du feu et à manger, plus facilement que dans la nature.

Certains loups sont utilisés pour tracter des traîneaux.

Le louveteau grandit et finit par avoir comme maître un indien. Il arrive à s'imposer face aux autres chiens ou loups, sauf un loup dominant qui le persécute.

Un jour un blanc cherche à acheter le loup, qui est maintenant grand, pour en faire un loup de combat. L'indien refuse. Le blanc finit par l'avoir à l'usure, notamment en le faisant boire. L'indien finit par accepter l'argent et le loup passe entre les mains du blanc.

Mais à plusieurs reprises le loup revient vers l'indien, ce qui se solde par des coups donnés par le blanc au loup, pour lui faire comprendre qui est le nouveau maitre.

Le loup participe à des combats et, pour lui, la vie n'est que violence, agression, morsures, combats à mort.

Un jour, le blanc le fait participer à un combat contre un bouledogue. Mais le chien est manifestement plus fort, et le loup est à deux doigt de mourir.

Un autre homme intervient et tire le loup d'affaire en l'achetant et en le recueillant. Il va vivre des jours heureux chez ce nouveau maître.

L'instinct

A plusieurs reprises, l'auteur dit que, si le loup ne comprends pas certaines choses, il en a l'instinct. Il ne raisonne pas mais sent les choses. Il y a des choses qu'il ne faut pas faire, comme mordre les maîtres. C'est une vision forcément personnelle de l'auteur, mais qui a le mérite de se mettre du coté de l'animal.