Martin Eden

Jack London

Dans ce roman, Jack London raconte probablement son propre parcours. Parti de rien, puisqu’il n’avait même pas le niveau d’instruction d’un ouvrier qualifié, il est devenu un grand écrivain, en se cultivant lui-même en autodidacte, pour finir à l’université, où il ne restera pas longtemps.

 

Je parle autant du personnage Martin Eden que de son auteur. Lorsqu’il faisait des petits jobs, pour gagner sa vie, il en a profité pour faire le tour du monde, comme on dit, et vivre des expériences dont il nous fera part dans ses livres. Que ce soit dans le grand nord canadien, à la pêche aux phoques en mer du Japon, ou en voyageur clandestin sur les lignes de chemin de fer américaines.

Avec Jack London, j’ai rencontré les deux extrêmes : du sublime et du médiocre. Du sublime, avec l’Appel de la forêt, Croc blanc et Le loup des mers, et du médiocre avec ce roman (dont j’ai oublié le titre, c’est vous dire) où il parle de ses pérégrinations dans les trains de marchandises, que je n’ai pas terminé car pénible à lire. Martin Eden c’est aussi cette douche écossaise, avec tout de même une prédominance du sublime.