Marivaux - Théâtre complet

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux

J'ai lu les œuvres théâtrales complètes de Marivaux, dans une très belle édition de la Pléiade, que j'ai trouvée dans le passe-livres de Ménétrol.

Marivaux est connu pour le sous-genre qui lui a emprunté son nom : le marivaudage, la pièce archétype de ce sous-genre étant « Le jeu de l'amour et du hasard ». On trouve, dans le recueil, d'autres pièces moins connues, qui en sont en quelques sortes des « variantes », ou des coups d'essai, pourrait-on dire, quand elles l'ont précédée.

En fait, le marivaudage, c'est très simple : je t'aime, et je passe mon temps, par mes actes et mes paroles, à te signifier le contraire afin… que tu le comprenne. Et toi, la femme, ou plutôt la « personne du sexe », comme disent les personnages (masculins) de Marivaux, tu fais de même.

Mais il y a aussi quelques pièces classiques, inspirées de la mythologie, où Marivaux se mesure avec ses contemporains Racine et Corneille. Sans les égaler, je trouve qu'il ne s'en sort pas mal.

Il y a aussi deux ou trois petit bijoux atypiques, que l'on pourrait apparenter de nos jours (le XXIième siècle) à la fantasy ou à la SF : Les personnages y jouent les rôles de qualités ou de défauts humains, voire des péchés capitaux. Et ce beau monde entre dans des conflits d'où sortent des vainqueurs et des vaincus.

Le personnage récurent du vilain, pas instruit, et son langage, valent le détour. Dans une de ces pièces « fantasy », Marivaux lui donne le rôle du sage, alors que tous les autres sont des « fous », fût-ils nobles, princes ou ecclésiastiques.