Mémoires d'Hadrien

Marguerite Yourcenar

Pour parler de cette œuvre de Marguerite Yourcenar, l'expression qui me vint à l'esprit fut un «  roman historique ». Sauf qu'il ne s'agit pas d'un roman mais d'un récit, disons donc « récit historique ». Mais il s'agit bien, comme dans le cas du premier, d'une fiction faite à partir de l'histoire. L'auteure se met dans la peau de l'empereur en parlant à la première personne.

Il me semble d'ailleurs que ce n'est pas la première fois qu'on fait cela, Marguerite Yourcenar fait « son Hadrien », mais l'idée n'est pas d'elle. Mais je ne suis pas allé voir les versions précédentes.

Succédant à Trajan, le dernier empereur conquérant, Hadrien arrête les conquêtes et affermit les frontières de l'Empire, parfois floues. Une illustration de cela est le mur qui porte son nom en (Grande) Bretagne.

Il aide les lettres et les arts.

La période des conquêtes s'arrête avec Hadrien, mais celle de la décadence commence-t-elle après lui ? J'en suis moins sûr. J'apprends tout de même, en lisant cette œuvre, que Néron règne pendant la période précédente, de conquête et non celle de la décadence, qu'il personnalise pourtant souvent dans nos esprits.

Il fallait que je lise cette œuvre qui est considérée comme une des plus belles du XXième siècle.