Les papiers de Jeffrey Aspern

Henry James

Le narrateur, un critique littéraire ou journaliste d'investigation, cherche à retrouver de précieux documents ayant appartenu à un écrivain célèbre. Il doit, pour cela, entrer en contact avec sa veuve, âgée.

Cette dernière vit dans une villa cossue, mais vide, sans vie, de Venise, avec sa nièce. Les deux femmes sont retirées du monde.

Le narrateur s'intéresse tout particulièrement à des documents qu'aurait laissé le poète, qui, selon toute vraisemblance, auraient échu à la vielle dame. Ne voulant pas éveiller les soupçons, c'est incognito qu'il se présente, en voyageur intéressé par un séjour dans la villa.

Sans aller jusqu'à séduire la nièce, comme il l'avait dit d'abord à une collègue qui lui avait demandé comment il s 'y prendrait, il va s'employer à percer les secrets des deux femmes et de leur grande demeure.

Si visites de monuments et déplacements en gondoles agrémentent le récit, tout le plaisir est que pour le lecteur, et non pour les personnages, qui vivent une atmosphère pesante.

Les « papiers » n'auraient-ils pas été détruits par la vielle dame ?