Sans famille

Hector Malot

Rémi apprend qu'il a été volé dans son jeune âge, puis abandonné par ses voleurs, puis recueilli pas ses parents adoptifs actuels. Alors que sa mère adoptive l'aime comme un fils, son père adoptif fait tout ce qu'il peut pour s'en débarrasser.

Vitalis, un musicien des rues, se propose de le prendre à sa charge, contre une somme d'argent. Le saltimbanque voit en ce gamin un bon compagnon de spectacle ayant de l'avenir. C'est une transaction dans laquelle il n'est pas perdant.

La transaction a lieu dans le dos de la mère adoptive. Lorsque Rémi quitte la maison, et qu'il va vivre sa vie avec Vitalis, il se retourne sur le chemin et voit au loin sa mère adoptive s'affolant, tournant dans tous les sens dans le jardin, recherchant son fils.

Vitalis va enseigner le métier du spectacle à Rémi, dont les progrès vont s'ajouter aux talents du maître, ainsi qu'à ceux de deux chiens et d'un singes, qui jouent déjà des rôles bien campés. Le personnage de Rémi, lui, va être la cible de la maxime « les plus bêtes ne sont pas ceux qu'on pense ».

Mais un soir de grand froid et d'abandon, l'un des chiens s’éloigne du refuge précaire, et se fait dévorer par les loups. On va à sa recherche mais en rentrant, on s’aperçoit que le singe est mort de froid.

La troupe ayant perdu deux de ses membres, la vie de spectacle des rues devient plus difficile. On continue à errer de villes en viles, et Vitalis est vieillissant. Il va s'en aller lui aussi.

Remi se retrouve avec le dernier chien, Kapi, ainsi qu'un garçon musicien, Mathias. Ils parviennent à remonter ainsi une troupe. Remi projette de gagner la somme nécessaire à l'achat d'une vache, afin de l'offrir à Mère Barberrin, sa mère adoptive, qui en avait été privée par son père adoptif.

Remi va ainsi, a deux reprises, trouver une famille d'accueil, dans laquelle, à chaque fois, il croira avoir trouvé enfin une famille. Mais à chaque fois, les circonstances de la vie l'enverront ailleurs.

Après de nombreuses aventures, parmi lesquelles un séjour dans les mines de charbon des Cévennes, où il subit un « coup de gaz », il arrive en Angleterre, dans une famille peu fréquentable, qui s'étaient présentée à lui comme ses vrais parents, à qui il aurait été volé. Le lecteur apprendra qu'il s'agît en fait de ses ravisseurs.