Un beau frère

Hector Malot

Afin de lui soutirer sa part d'un héritage, on entreprend de faire passer pour fou un beau frère. L'aïeul, encore vivant, est lui-même en disgrâce, sous la tutelle officieuse d'une compagne, qui lorgne aussi sur sa part.

A l'époque du roman, être « fou » était, certes une maladie, mais que l'on ne savait « soigner » que par l'enfermement et la suppression des prérogatives sociales et légales. C'est surtout ce dernier point qui intéresse les comploteurs. On est près à tout pour atteindre ce but.

On est prompt à juger les actes du beau-frère comme  « peu convenables » et symptômes de folie.

Lorsque le beau frère est finalement interné, on lui coupe tout lien avec la société. Cela va être très difficile pour lui de prouver sa bonne santé mentale. Il parvient à convoquer expertises et contre-expertises, qui traînent en longueur, alors que, pour l'interner, il a suffit d'un simple arrêté préfectoral.

Atmosphère kafkaïenne. Dans sa post-face, Hector Malot dit qu'il s'est basé sur des faits réels, et qu'il a recherché non la vraisemblance, mais la vérité.